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Jeunesse, lycées et formations en Languedoc Roussillon

Le point de vue des objecteurs de Croissance

mardi 9 février 2010, par Administrator

Tout d’abord, faisons le point sur les Lycées.

Malgré les discours d’auto satisfaction du Président sortant, la gestion régionale des lycées est loin d’atteindre la qualité de service dont parents et élèves, sont en droit d’attendre.

Nous en dressons rapidement le constat :

- Des bâtiments construits ou rénovés à la va vite, parfois en dépit du bon sens ;

- Un choix d’implantations géographiques souvent discutable, et qui ne répond trop souvent qu’à une logique clientèliste bien rodée par le système en place...

- Aucune concertation, ni de budget prévu pour la mise en place des transports scolaires, ni pour la sécurisation des abords des établissements et des voies piétonnes, dont les coûts sont supportés par d’autres, (y compris par les parents), et dont les inconvénients liés à la rareté de l’offre sont supportés par nos enfants... Aux dépend, bien sûr, de leur confort d’étude...
Ceci créant un nouveau niveau d’injustice sociale :
celui de l’éloignement entre le domicile et le lieu de scolarité.

- Enfin, et c’est peut-être le pire, l’abandon des élèves et des équipes pédagogiques, en refusant d’embaucher suffisamment de personnels encadrant, qu’ils soient techniques ou administratifs...

Ainsi, afin de commenter le bilan un peu trop complaisant de l’équipe sortante par rapport aux lycées, nous pouvons dire qu’il était bien sûr urgent d’augmenter le nombre de classes et de lycées, et qu’il était utile d’assurer la gratuité des livres scolaires, mais nous ne pouvons pas nous satisfaire d’une demi course, d’un demi parcours...

Alors, avant de développer de nouveaux projets, notamment pour les universités, dont la responsabilité incombe normalement à l’Etat, finissons le travail déjà entamé, et plutôt que de déshabiller Paul pour habiller Jacques, offrons à nos lycées, aux personnels encadrant et à nos enfants, tous les moyens nécessaires pour leur garantir les conditions d’un épanouissement total.

En deuxième point, puisque l’on parle de la jeunesse en Région, nous souhaitons aborder la stratégie globales du programme de formation régional.

Nous, la gauche, et particulièrement les objecteurs de croissances, souhaitons que l’on sorte du dogme très conservateur que nous nous faisons du travail.

Contrairement à nos ainés, qui furent abreuvés d’incantations sociales, tels que : « l’oisif est indigne de vivre », ou bien « l’oisif vole le pain du travailleur », et qui ont servi à fabriquer des générations de salariés dociles, de chômeurs et précaires stigmatisés, chair à canons des grands industries capitalistes et productivistes, nous souhaitons que la jeunesse s’approprie de nouveau modèles d’épanouissement.

Aujourd’hui, la réalité écologique nous apprend que la production matérielle à des limites physiques, et certains économistes nous apprennent, qu’elle entraine dans sa suite, une production de services inutiles et dégradants.(restauration rapide, grande distribution, call center...)

Nous souhaitons que nos jeunes retrouvent le chemin qui les guidera vers leur autonomie, et le respect global de leur environnement, dans lequel se place l’humanité.
Et c’est en lui proposant un choix large de solutions d’accompagnement qu’une collectivité pourra les aider à atteindre ce but.

C’est pourquoi nous proposons que le programme des formations subventionnées par la région puissent répondre à des besoins culturels et sociaux.Et notamment, que des groupements d’artistes ou des associations, environnementales ou autres, puissent être aidés dans leur développement pour la formation continue de leur membres.

Nous proposons aussi qu’une dotation au projet collectif ou personnel, puisse être obtenu sur trois ans renouvelable, en l’absence de minima sociaux, pour leur permettre de vivre dignement de leur activité ou de leur désir...
Tout jeune adulte doit d’ailleurs pouvoir bénéficier de l’autonomie de vie, c’est à dire, la gratuité des logements, des transports et des activités culturelles, accompagné d’un revenu pour permettre la satisfaction des besoins essentiels : nourriture, énergie, vêtements, moyen de communications...
Cette dotation pourra être alloué grâce à une monnaie locale dont la région garantirait la pérennité.

Un peu sur le modèle des Dotations Inconditionnelles d’Autonomie, que nous souhaiterions voir s’étendre à l’ensemble de la société, proposons aux jeunes les moyens de vivre dignement et activement leur besoin d’autonomie et de création.

C’est toujours dans ce même souci d’autonomie que nous souhaitons que la région accompagne concrètement des projets innovants, en rupture profonde avec le productivisme, tant dans l’habitat, et la réapropriation du territoire, rural ou urbain, que dans la culture, le rapport avec l’autre, ou le projet de société...

La jeunesse l’a bien compris, et c’est pour ça qu’elle reste désabusée quant au modèle qu’on lui propose, et en l’aidant, et en nous aidant à porter ces nouveaux projets, nous pourront créer ce nouveau modèle social et sociétal, que nous appelons dans nos affiches et slogans...

Cette liste, qui se veut radicalement de gauche propose, nous l’espérons, un vrai projet pour accompagner la jeunesse, et nous serons attentifs à ce que le programme, et les valeurs de la gauches, alternative, anticapitaliste, écologiques, soient appliquées avec sérénité et convictions.

Car le monde politique a, plus encore aujourd’hui, le devoir de retisser enfin lien, entre une société qui marche sur la tête, et une jeunesse qui nage dans l’inconnu.

Entamons donc tous ensemble le mouvement qui permettra d’envisager l’avenir sous un jour beaucoup plus favorable.